le chercheur paresseux

Le chef de la désinformation

Bon, rue St-Denis coin xxx, en route vers le xxx, un lieu huppé à la mode. Sur info, il semble avoir bonne table, bon vin, beau monde, belle cote....on verra!

J'arrive, le menu est épinglé dans la vitre : complexe, très étoffé et belle variété, de saison, intéressant. J'entre : eh boy, une Barbie avec plus de gènes de coussin de piscine que d'humain m'accueille avec son sourire du dimanche...férié...temps double! Des dents plus blanches que blanches, même l'eau de javel les tacherait. Je suis sûr qu'elle a déjà travaillé, travaille ou travaillera chez Paré.

- Allô, tu viens surement voir xxx, à cette heure-là y a rien que du monde pour lui et bla-bla-bla...bon je vais le chercher.

Donc, elle et ses 12 cellules allèrent à l'arrière. J'admirais la place, sur fond de musak "Let it be" joué à la clarinette par Kenny G. Un blanc immaculé, des angles très droits, un style très épuré, criant de silence, le futur version classique, des machines expressos désignées par la NASA, des tabourets blancs et stainless, des tables blanches, des nappes blanches. Drôle d'impression, tellement blanc que je me sens sale! Seul le mur opposé à la vitrine offre un ardoise noir où sont offerts les vins du moment, contraste décontenançant! La tête me tourne!

- Phil Picard, je guess? (Un autre grand érudit qui pense qu'on a élevé les vaches ensemble pis qui a fait l'institut de diction Dave Hilton).

Un grand type ben shapé, très beau et avec chief-coat trop hot se pointe. Le genre de moineau sortit d'Occupation Double.

- OK chum, woooo, t'es pas rasé? Ici, le grand, premièrement faut être "cut" (criss je comprends qu'il est rasé, je vois son maxillaire au travers sa joue), le look el' grand, c'est ça qui compte (dans une cuisine, c'est essentiel!). Icitte big, on a du monde important qui vient....exemple, Marie-Ève Janvier est venue chercher son café à matin, t'a connais? Sti de beau ti-cul serré....mmmmm (ben oui, tout le monde la connaît, dans ma liste d'importance elle est placée entre Merryl Streep pis Michelle Obama!).

- Anyway, on fait ben attention à tout ça...tu peux comprendre? Bon t'as travaillé où toé? (Il fouille mon c.v tente de lire). Ahhh oui je connais c'te place! À côté du resto à Chantale Fontaine, dans le Vieux, t'sé Virginie à la télé...sti en vrai elle a un grooos cul pis parle comme une matante....anyway.

- Oui, mais m. xxx, le menu affiché? (J'essaie de revenir a l'essentiel). Est-ce que c'est quotidien ou du jour? (Une pogne).

- Ouain, ouain...c'est ça. Toé, as tu tes couteaux? Nous on fourni pas les chemises non plus, check la mienne, c'est une Paul Boccuse, 275 euros juss sur commande! Mes couteaux c'est des Santoku tri-tousand forgés à la main par des moines japonais nains albinos, forgés dans de l'acier importé de la lune sur une enclume d'os de dinosaure par une nuit sans lune....ou quelque autre insignifiance du genre. 950$ chez l'Émouleur rue Laurier! C'est pas rien hein! (Ahhhh, que tu dois être bon mon chou!).

- Toé tes couteaux?

-Fisher, que je réponds, Fisher Price.

(Yeux vides, bruit de criquet, détresse, flat-line, une parade d'anges passe).

- Ah je connais pas, anyway.

- Puis dans l'éventualité où je suis engagé, quelles seraient mes tâches? Je peux faire le chaud, le grill, les entrées, je peux faire la mise en place ou garde-manger. Moi je veux juste travailler dans un endroit cool ou je peux me développer... (Baratin du gars qui veut une job).

- Ouain,ouain, c'est ça...Hey t'as un accent toé tu viens d'où?

- (avec courage et pitié) : Sorel

- Criss je connais un gars qui a un garage a Sorel!  Rivard, Pinard, Girard.. quelque chose comme ça... un esti de malade...criss que j'ai eu du fun avec c'te gars là.....

- (Rire idiot) Ha! Ha! On est comme ça nous autres, mais vous, vous êtes chef? Est-ce que les employés relèvent de vous?

- Wo, wo, wo! Moi je prends les inventaires, je donne les commandes de bières, je commande le pain, je fais laver les nappes... Criss big on en vend en calvaire de la bière icitte....le vendredi c'est MA-LA-DE! Des pitounes, man, tu peux pas crère, pis des célèbres à part ça! L'autre fois Joannie Rochette pis la fille à Denise Filiatrault sont venues manger (calvaire c'est ici que le gratin débarque depuis la fermeture du Planet Hollywood), j'ai même vu Ima dans vitre l'autre fois! (LÀ je me peux pu).

- OK, mais la cuisine? Le menu? Le salaire? Les diners-soupers?

- Ouain,ouain....ça c'est le second de cuisine, le sous-chef, le chef de partie ou l'entremet avec qui faut jaser de ça! (Pis le plongeur? Pis le livreur de pain?).

- Mais vous?

- Ah, moi je suis le fils du proprio, moi je vois à un peu tout, chu un peu le chef(un peu le chef? Hitler était un peu chef,Jésus était un peu chef, Marois est un peu chef, même Saku était un peu chef, mais toi mon coeur tu sembles aussi chef que Kinta Kinté!!!!) j'engage et désengage (il a vraiment dit désengage) c'est beaucoup de responsabilités, je fais les horaires, j'ai le droit de signer les payes....

Là, la cloche a sonné. Ce demeuré, Flintstone des temps modernes, signer mon chèque de paye!!! Puis il semble s'intéresser à la cuisine comme un musulman à un rôti de porc au bacon sauce cognac!!!

Devant tant d'incertitude et d'imbécilité je me dois d'abdiquer, l'épreuve et le quidam sont trop souffrant, et 25ans de prison pour meurtre c'est encore trop tot dans ma vie! Donc je courbe l'échine, retient mes l'armes et mes poings et dans un grand geste d'humilité lui annonce:

- Bon, excusez-moi M. xxx, je ne sais pas si j'ai ce qu'il faut pour l'emploi, je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps!

- Ouain ouain, je comprends, c'est ben exigeant ce qu'on demande, il faut être "edge" sa coche, mais lâche pas le grand, ça m'a fait plaisir de jaser avec un gars de Sorel, pis si tu vois Pinard, Girard, Rivard... en tout cas, chose là...salue-le pour moi!

Je partis plus confus que déçu, je n’avais jamais autant parlé pour rien dire depuis un trip d'acide avec Alain Jacques dans ma prime jeunesse!

Mais je ne désespère pas, d'autres fuckés prendront ben une chance!

- Évidemment, la conversation fut plus longue et colorée, mais surtout pathétique. Je vous éviterai les passages où le pauvre type est à la limite de la loi en matière de stupidité, et aussi vrai que je suis ici, je n'ai jamais rien su de sa cuisine!

Posté par Jean-Philippe 1 à 22:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Gais long la, gaie le rosier!!!

 

First I was afraid I was petrified

AVIS : Les propos qui vont suivrent sont salaces, grivois à la limite de l'acceptable, mais NON-HOMOPHOBES. Je prends le soin de le préciser pour les morons contestataires de n'importe quoi!

Mes propos et mon récit pourront vous sembler décousus et éthérés, mais croyez-moi, ce fut un entretien des plus oniriques et carnavalesque. Ce fut difficile de recadrer les discussions et les événements en ordre, tout s'est passé dans une atmosphère éthylique et déjantée!

Je me dirige dans LA jungle du MÂLE, celui qui aime LE MÂLE, mais qui sait? J'ai connu des gens qui ont eu une belle carrière de cook dans cet univers(et des hémorroïdes sensibles)...

J'arrive au xxx Bar and grill. WOOOO...je suis accueilli par le célébrissime "In the navy"; pas de doute, je suis dans LE quartier, dans un établissement gai...mais je le savais et n'avais pas d'attente. Calvaire, les murs sont gais, le plafond est gai, la musique est gaie, l'air est gai, les couleurs criardes sont gaies et les quelques clients, comment décrire.....CRISSEMENT gais. Ici,  le Gillette n'est pas le bienvenu. Des types à moustache, à barbe, à chest velu, aux poils de bras touffus, et c'est seulement ce que je vois...un ramassis de préjugés et de stéréotypes ,a la même place! Un..une..non, non, un "homme," aussi masculin que Paris Hilton, vint vite à ma rencontre, un sourire de prédateur sur sa gueule de perchaude.

- C'est pour une personne?

Dit-il en me déshabillant, me violant, me claquant les fesses et m'aspergeant....du regard.

- Non, je viens (mauvais choix de mot) rencontrer xxx.

- AAAAAhhhhh c'est moi, c'est moi, c'est moi!!! C'est pour le job de cook? Content de te voir (ça parait vraiment à la bosse dans ses chaps de cuir).

Présentations d'usage, blabla inutile, explications du menu qui est classique pour ce genre d'endroit : ribs, steak différentes coupes, quelques poissons (dont moi) etc...

Je me rends compte que "la chose" est complètement beurrée, rond comme un oeuf, et j'ignore s'il sent plus le gros gin ou l'Aqua Velva, une chose est sûre, c'est toxique.

Il m'explique que lui et son conjoint sont les proprios que ça marche beaucoup, surtout tard le soir. Qu'il y a une faune particulièrement bigarrée qui fréquente le lieu (comment ça peut être plus étrange que maintenant?). Et sur ce, il se met à crier : LOUISE, LOUISE, LOUISE, LOUISE!

Une femme ici? Elle est captive? Ou est-ce...?

Et là, croyez-moi, cela ne s'invente pas. Ce qui va suivre est particulièrement trou-blanc (pas trou-brun...). Un monstre, un vrai monstre : 6pied3, 350lbs de saindoux avec un t-shirt aqua FORD C'est FORT qui lui arrive au nombril, des dents comme un clavier de vic-20, des yeux...qui se crissent l'un de l'autre, une moustache à rendre le chanteur de Motorhead jaloux. Sur son gaminet, entre le ford et le fort, une trace...du ketchup. Ou du sperme de farfadet, j'ai pas osé demander. F-A-S-C-I-N-A-N-T. Un échappé du P.T Barnum Circus!

La première tantouse riait comme une hyène en rut et comme si c'était la meilleure joke du monde, m'expliqua que bibadum s'appelait en fait Luis, mais que par déformation tout le monde l'appelait Louise! Je sais, pas de noms, mais là, il le  fallait. Et comble de l'écoeuranterie, c'était son-sa conjoint(te)! Les images, mon Dieu, je suis à toujours souillé par ces images. Ma sexualité ne sera plus jamais la même!

Il me serre une main, comment dire...moite, molle, insistante et pleine de mystère des endroits qu'elle a fréquentés!

Je suivis les Laurel et Hardy imbriquables dans une cuisine, vétuste, approximative, et à peine fonctionnelle, mais semble-t-il efficace! On m'expliqua le menu, les tâches quotidiennes et tutti quanti dans des vapeurs de BWÉSSON assez percutantes!

Les deux sodomites se faisaient un défi de jokes dégueu en me regardant reculer, pas trop subtilement : la provenance douteuse de la béchamel, les allusions à la viande fraiche, pourquoi ils ne servent pas de saucisse (besoin d'explication?), la salle des employés sauna sous vidéo. J'en passe et des meilleures.

- Toi travailles-tu en bédaine des fois?

Me demanda l'éponge

Je commençai un peu à pogner les nerfs, les meilleures jokes sont les plus courtes.

- Non, jamais, c'est quoi ces questions bizarres?

- On niaise, mon coeur. C'est des blagues, on est comme ça nous autres, toujours en farces pis sur le party!!!

AI-JE TANT BESOIN D'ARGENT????

Ils semblèrent avoir compris et se calmèrent un peu. Et comme s'ils détenaient un quelconque pouvoir sur ma vie : "on regarde ça pis on te rappelle",

 

Je sais très bien qu'ils ne rappelleront jamais, mais ensuite nous avons un peu jasé. En fait ce n'était que deux hurluberlus dans un monde parallèle qui jouaient la game. Pas du mauvais monde, mais qui croit que tout ce qui n'est pas gai est plein de préjugés ou trop plate, dans un monde en constante fête homosexuelle.

AHHH oui, un jour, si vous voyez sur un menu le "gros rib sauce préparation-h", vous saurez que j'ai déjà appliqué là!

I WILL SURVIVE!

 

Posté par Jean-Philippe 1 à 22:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un chef, non, un EMPEREUR

Nouvelle tentative. Aujourd'hui, rendez-vous dans un hôtel très en vue du Vieux. Je connais un peu le menu pour l'avoir vu sur le net. C'est vraiment imposant, impressionnant et surtout énervant....J'ai les blues, la chienne, et suis intimidé solide. Je suis convaincu de ne pas avoir affaire à un attardé incompétent ou un débile profond. La carte est trop impressionnante pour être gérée par un dummy et la réputation de cet hôtel est trop solide pour se le permettre! J'ai vraiment les foies! J'arrive...il me semble aller droit au casse-pipe. Je commence à douter de moi....criss c'est pas normal! C'est moi le coq! Je me sens néanmoins comme un poussin!

J'y suis, j'entre. Lobby d'hôtel sobre, mais chaleureux. À la mode sans être tendance. Plutôt intemporel, propice à toutes les situations (dont les humiliations en règle). Quelques clients qui semblent trop pressés pour vraiment aller quelque part, ou se donnent une fausse contenance "du gros client important" descendu à l'hôtel. Certains semblent nerveux et ont  "je n'ai pas trompé ma conjointe" d'étampé dans le front! Et moi qui détonne comme un moine tibétain dans un club de danseuses!

La préposée à l'accueil, une asiatique sans âge, sans personnalité, sans véritable manière et surtout sans sourire, me reçoit avec l'oeil inquisiteur et sûrement le doigt sur le bouton d'urgence. J'ai sûrement l'air du gars qui cherche sa blonde qui n'est pas rentrée! Son uniforme de service froissé d'une nuit passé sur une chaise droite à juger tout un chacun, j'aurais fait pareil!

- Bonjour monsieur, que puis-je pour vous?

(Une grosse dry, un splif pis une danse a 10 en me chantant du Mary Poppin).

- Je suis J-P-P, j'ai rendez-vous avec M.xxx, le chef de la cuisine.

Incroyable jeu d'actrice, je crus voir son oeil devenir humide, plein de compassion, sa lippe trembler. Je suis sûr d'avoir pu lire dans son autre oeil : «Pauvre chou, t'en es rendu là! Une dernière volonté? Un message a la famille? » Et dans une chorégraphie digne de lalala humain-step, pris le combiné et minauda avec une sensualité quasi inconvenable : « M.xxx, M.Picard est arrivé pour son entrevue...bien...bien...d'accord...merci », et raccrocha avec l'enthousiasme d'un bourreau qui a fait un shift double!

- M.xxx va vous recevoir, il viendra vous chercher ici dans quelques minutes dit-elle, comme un moineau voyant arriver le FAUX-con!

- Ostie, mon coeur qui déjà n'allait pas pour le mieux, pris comme "un break de battement".

Pendant que je faisais mon très léger testament mental, la porte derrière la candide réceptionniste s'ouvrit. Aucune véritable surprise : un chef, un vrai sans aucun doute, un type disons entre 40-50 ans, glabre, sans véritable look, grandeur moyenne, grosseur moyenne. Les pires, ils sont de la race de ceux qui prennent du volume avec leur voix, chief-coat anciennement blanc, du sang sur son tablier, pas le sien. Je jurerais qu'il s’agit de celui d'un commis récalcitrant.

- M.Picard...veuillez me suivre!

CALISS UN FRANÇAIS, UN VRAI DE VRAI! Un seul en sortira vivant! Pis ça ne semble pas être moi!

Il me conduit dans son bureau de chef. Un vrai, bureau avec un classeur, un ordi, des étagères remplies de livres de cuisine, un tableau plein de notes, de prix, de numéros de téléphone...

Jamais il ne me tendit la main ou fit quelques gestes pour que je me sente à l'aise. Froid comme la froidure, laid comme la laideur, invitant comme Normand L'amour à poil! Il lisait mon c.v du bout des yeux et me toisais par dessus les feuilles! Criss je shake!

- Je suis chef xxx, issu de l'Institut Lescoffier, trois fois étoilé Michelin, sité 4 fois dans le Guide des Relais culinaires Français, fourchette diamant 1993 et co-proprio du resto xxx avec le défunt prof. xxx! Et vous?

QUOI??? MOI???

- Jean-Philippe Picard (visiblement pas grand-chose! Pis mort de trouille), cuisinier, etc., etc.,etc. J'essaie de beurrer...sans succès.

- Je vois....

- M. Picard, faites-moi la nomenclature des ingrédients de la soupe aux truffes de l'Élysée....

- ......

Il roule des yeux, et pour lui-même : « bordel ».

-Je vois,vous prétendez être cuisinier ou cuistot? Vous êtes conscient qu'ici, ce n'est pas un bouï-bouï du boulevard Voltaire? Ici le client est roi, ici le client paie, ici le client a des attentes, ici le client est notre porte-parole et est en droit de recevoir les meilleurs égards!

Ses yeux injectés de sang, sa jugulaire sautillante comme la corde de guitare de Jimmy Hendix me sidéraient! Il revint à lui....

- M.Picard qu'est-ce que la GASTRONOMIE pour vous?

Je réponds du mieux que je pus, avec mes mots du dimanche, mes citations à l'emporte-pièce et tout le carnaval d'usage....ho-la-la!

- Hola mon p'tit père!!! Nous sommes en 2014, ce discours préfabriqué était passé de mode en 70, donc aujourd'hui, vous pensez? Ici, jeune homme, même le dernier pousse balais possède au moins 10 ans de gastronomie dans les paluches! Mon plongeur fait les savarins, le commis les rouelles de porc et vous M.Picard vous savez faire?

- Sincèrement, chef, si on m'explique...

Mauvaise réponse, le volcan explosa, mais EXPLOSA!!!

- (Plus pour lui-même), MAIS PUTAIN, MAIS PUTAIN, c'est pas une école ici, je ne suis pas garde-chiourme, ici on crée, ici nous sommes des professionnels! Notre travail dépend de celui de l'autre et vous voulez qu'on vous explique??? AAAAAHHHHH bordel, mais c'est que vous êtes inconscient M. Picard...Vous ne comprenez pas....(litanie d'insultes et reproches)

Je retins encore mes larmes et me trouvais vraiment beigne de n'avoir aucun courage de le rincer!

Étrangement, il se calma, me demanda si ça allait et devint limite sympathique. Mon univers bascula.

- Vous voulez le job M. Picard? Plusieurs auraient fuis ou m'aurais foutu une peignée, vous ne l'avez pas fait. Vous êtes très fort de votre maitrise ou complètement givré. Et au premier abord, j'opterais pour le premier choix. Vous êtes sans doute un médiocre cuisinier et un ignare, mais bon, nul n'est parfait!

Criss je rêve, ce p'tit Napoléon me détruit, me méprise, pis m'offre un job? Combien de temps, anyway, pourrais-je l'endurer avant que ma vraie nature l'emporte et que je le désosse? Et à quand sa prochaine montée de lait?

- Vous savez M.Picard, je comprends que vous deviez y songer et croyez-moi je comprendrais vos réticences! Enfin, pour ce qui est de vos compétences culinaires, si je puis me permettre, nous y verrons! Je ne vous raccompagne pas, j'ai du travail. À bientôt!

SUR-LE-CUL! Rarement je fus autant sans mots. Avant de me lever, j'ai tenté une veine attaque : « M.xxx, avec tout votre bagage et vos faits d'armes, êtes-vous heureux?»

Il continua son chemin et je l'entendis maugréer :« putain d'imbécile »...

Je partis sans demander mon reste. Beaucoup de questionnements sur moi-même, sur mes capacités réelles, mais surtout sur mon inaction face à ce nabot franchouillard. Calvaire je bats des types parce qu'ils ont des bas blancs et je le laisse me trainer dans la boue comme une poupée de chiffon??? Je ne prendrai pas la job, mais j'aurai beaucoup appris aujourd'hui!

J'avoue d'emblée que ce texte est moins drôle, mais si vous saviez l'émotion engendrée par cette rencontre... enfin vous pouvez vous fendre la poire à l'idée que je fus une couille molle!

Posté par Jean-Philippe 1 à 18:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 août 2017

Et bien c'est partit!!!!!!!!

ATTENTION, par souci de ne pas avoir de problemes j'essayerai de taire le nom des gens ou resto qui feront les frais de mes histoire.....j'ai dis essayé!

Donc, entrevue cet aprem, dans une sorte de café-bistro atmosphere boheme-brumeuse-qui tente de se donner un genre énigmatique, genre rendez-vous des intellos de basses gammes, qui boivent du Van houtte mangent des croissants "de l'épicerie" avec du fromage Kraft, enfin.....parlent du grand "romancier" Beaudelair des nouveaux chanteurs Réggianni et Perret et du dernier film "culte" qu'ils ont vu (afghan-croate) du tres grand réalisateur Hahmalabined Djoumonhalebijaben-ali ou kekchose semblable.....(beaucoup plus un impression que vrai, mais pour le show.....)

Embiance glauque, 3-4 clients éparts qui tete leurs Van houtte ou leur chicoré des steppes andalouses, une "pas-waitress" mais "préposée-a-l'acceuil-et-approvisinnement-en-denrés-sustantatoires-nécessaires-au-bon-fonctionnement-du-bohneur-et-du-corp" ou kekchose comme ca!(encore dans ma tete) m'acceuil avec un sourire de juif a Auchwich

-M. Désir?

(Ahhhh ca pour désirer il désir)

-J'ai rendez-vous avec m. xxxxx

-Daccord, je vais voir si il est occupé......

(Calvaire il y a trois écartés, pis tu leur sers du café instant!!!! La seul affaire qui peu arrivé c'est que tu le réveil!)

-Bien, j'attend ici

Le boute du boute....un grand loustic 6pied5 34lbs arrive en replacant des lunnettes de John Lenon. Le regard ma foi....entre Charles Manson et un colley attaché apres le bumper d'un pick-up qui roule débarque dans le souk en me tendant une mains squeletique, (surement volé a Wes Craven) grande,sec et anguleuse comme une sculpture du programme d'art de Pinel.

-Euhhhh, m.Picard je présume?

-HABSolument!

-Euhhhh,bien,bien,...donc si vous le permettez je vais vous parlez de l'esssssence(le type force réelement sur le "s") du bistro, nous tentons de rendre a ce sénacle(caliss y a dit "sénacle" pour vrai) un Natmosphere un peu mytique, suréaliste, quelquechose entre le reve et la réalité.....Pour vous donner un idée quelquechose qui pourrais etre dans un film de Bergman.

(Calvair! weird de-meme il a juste a ce promener entre les tables pis y va en avoir du suréalisme!)

-Nous sommes tres inspiré par l'embiance de film un peu noir, ou vintage, les classique. Notre nenu et notre cuisine en reflete bien le dogme (criss y a dit "dogme"(la je m'amuse)).

By the way les murs sont placardés d'affiches de toutes sortes, des vieux films, évidement "La grande bouffe" "les temps modernes" "Citizen Kane" et étrangement "Opération beurre de pinotte"....Des photos de Regan mangeant du poulet frit cotoient celles de Lénine agitant marteau et faucille mais le plus étrange ,sur une "tablette" de fortune, une marionnette de monsieur Tranquille...je me sens tout drole!!!!

-Euhhh, c'est un décor particulier je sais mais nous voulons nous démarquer des autres bistrots de quartier, vous comprenderez que la concurence est féroce.(criss pour l'étrangeté personne ne peu t'acoté ma chouette)

-Euhhh, j'ai regardé votre c.v, euhhh, c'est bien, mais vous devriez savoir que l'on invente rien ici, en terme culinaire ce que nous fesons c'est "déconstruire"-"re-visité"-"ré-inventé" "re-modelé" des classiques, ou des mets a la mode nous jouons beaucoup sur les termes, les noms, les appellations ex. Le cassoulet d'oie nous l'appellons "le spécial Jean-Paul"......

L'extraterestre m'expliqua que c'étais un des mets favoris de Jean-Paul Sarte, et ainsi de suite....Mais le plus étonnant était la cote de boeuf au jus version gargantuesque re-baptisé "la reglement de compte a o.k coral"

Tres bizarement a part les noms sa carte était honnete, varié et semblait de bon gout! Pas trop complexe mais asez étoffé quand meme. Malgré l'étrangeté de la place cela semblait aussi tres bien entretenu....mais le doute me rongeait quand meme! Surtout qu'a la fin de la lecture de sa carte une toune de Maurice Chevalier donna suite a Perry Como, pourrais-je enduré ca?

-Euhhh, JEAN-PHILIIIIIPE, (ben oui,croyé le ou non il parle en majuscule en mettant l'accent sur le i de mon nom, insoutenable...) croyez-vous pouvoir aporter quelque chose a  notre sanctuaire?(sti, il dit toute sauf restaurant le mongol)

-Ben, la, c'est que de-meme vite vite ché pas trop! Je m'attendais pas trop a ce genre, pis les spaghetti "la belle et le clochard" c'est vraiment une premiere! Si j'accepte je devrais-tu venir déguisé en Charlie Chaplin?(non, j'ai pas dit la derniere réplique).

-Euhhh, écoutez si vous voulez y pensé faite, nous avons pas d'autres entrevus avant mercredi donc si ca vous interesse.....rappelez moi.

-Daccord j'y penserai.....

Posté par Jean-Philippe 1 à 01:12 - Commentaires [1] - Permalien [#]

22 avril 2014

Mistral gagnant

Je déteste les enfants, ils sont bruyants, tapageurs, traineux, capricieux. Je déteste leurs pleurs, leurs regards ambigues, je déteste leurs proverbiales véritée. Mais ceci-dit j'aime l'argent. Pour ceux qui le savent je lève l'encre dans quelques jours, cuisine haut de gamme dans une pourvoirie du nord.

Quitte de mes nombreuses expérience merdiques d'il y a deux moix, je devais quand meme payer les bills, et j'ai trouvé un job pour le SREPE, cook de remplacement dans les centres de la petite enfance.....Travail pénard, simple, des heures magnifiques un salaire mieux qu'au St-James, enfin une job de fonctionnaire!!!!!! Le hic, 40 moufflets puants, criants et tout les plaies qui viennent avec cette race.

Donc, je pris ce bateau en me disans que c'étais bien temporaire, et que je m'etterais tout le monde à ma main(sale prétencieux). Je collecterai la paye pis "fuck the rest".

Premier jour, quartier assez modeste, St-henri, petite boite, dans une petite rue....petit espoir. On m'a bien acceuillie, j'imagine.....Huit """""éducatrices""""""".sont tous venu sonder le terrain, me donner leures recommendation, leures exigences et leures ordres. Je voulais déja tuer, j'avais pas encore vus les flots!!!!!!!

Je vous ferai grace de ces deux mois de travail ben ordinaire dans un endroit....pas si pire et j'en viendrai a mon point.

Je ne sais pas si j'aura des enfants, c'est mal barré. J'ai l'immaturité d'un mome, son imperfection, son obstination autant de défaut pardonnable aux gamins, sauf que moi j'ai un passé merdique, des souvenirs douloureux et malgré mes gaminerie j'ai le virus des hommes qui ont trop vécu dans le sang.

Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je suis égoïste, égocentrique. J'ai pris....beaucoup pris, tres peu donné. J'ai négligé et je fut ingrat. Donc, par peur, dans mes rares moments de luciditée je ne veux pas que l'histoire ce répete.

Malgré tout je fut tout les jours confronté a ces" droles de petites chose".

Par exemple, tout les matins une petite chinoise arrivait avec sa maman. Elle s'empressait de venir voir "le missieur" (moi) -"quoi qu'on mange aujou'duis?". Des yeux....non des soleils qui tout les jours me montraient la chine véritable et son pont jusqu'a St-henri!

-"On mange.....des pattes de pingouins!"

Explosion.......La pureté, la crédulité, la joie....la lumière!!!!!!!! J'étais tout les jours souillé.... Son rire franc, sincère, profond....enfantin, égratignais ma conscience d'adulte jaloux!

A l'anonce de mon départ un petit jamaï., pas meme 2pieds c'est approché de moi, avec tout le poid de sa si courte existance sur ses freles épaules, de sa main minuscule et malhabile pris mon grand doigt, trop souvent pointé vers le haut. Il le serra d'une force herculéenne, il m'a regardé au plus creux de mon âmes moribonde, un regard de deuil, gris comme un jour de famine, ses yeux se sont emplis. Dans un francais machouillé mais plus clair qu'un prof de diction me dit tout bas, comme la terre d'automne implorant le soleil, -"part pas missieur"

Le temps c'est arreté, il ne lachait pas croyant surement de sa naïveté enfantine que je le gaverais pour toujours de brownies et autres douceures.

Un malaise planait, mais pas un malaise comme quand tu perd ta job, comme quand ta blonde te criss la, comme comme quand ton pere meurt. un malaise qui redonne foi en sois, en l'avenir en la beauté de l'homme.

L'éducatrice repera cette breche étrange dans le continuum espace-temps et dit -"on donne dernier calin a Phil" Du coup, 14 verbes au futur simple m'agrippais, me chatouillais, m'escaladais et me firent comprendre.........

Aussi tout les jours, une petite magrébine plus maligne que les autres venait a ma porte et avait le réflexe de me souffler dessus et se sauvait en courrant et riait aux éclats. J'ai découvert au dernier jour ce qu'elle racontais-"Pauvre esclave, tu sais que nous sommes bien plus intelligent que toi, nous voyons NOUS la vrai vie...t'es vieux t'es moche t'es con....gna!!!!!!!  Ses petits yeux rieurs remplis d'une promesse qu'elle ne tiendrais jamais mais qu'on se force a croire.

Ici j'ai servi des gateaux "aux pet de dragon", "des cuisses de sauterelles", "des tartes au crapaud", elles furent toujours recus comme des offrandes divines. Jamais de plaintes, aucuns commentaires plates. Des sourires parsemmés de quenottes naissantes, des dythiambes innintelligibles mais sincères comme une demande  en mariage. Des simples "MERCI" qui résonneront comme un poeme de Rimbault, comme un sonnet de Brassens....Drole de dychotomie, Boccus sers des grill-cheeses aux arbrissaux!

Maintenant, saloperie, je suis contaminé. Contaminé à l'espoir, en la confiance, au beau.....Mais je frappe pour rester réaliste, je sais qu'un grave prédateur rode, LE POURCENTAGE.

Dans ma tribut de marmot écloreras de grands hommes, de grandes femmes. Mais le pourcentage veux qu'il y est des jeunne femmes qui basculeront dans le crack, la prostitution, la violence. Des jeune hommes finiront en psychiatrie, en prisons ou même.....cuisinier. Comment je le sais.....j'ai été un enfant il n'y a pas si longtemps.

 

GRANDIR C'EST CON!

 

 

 

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31 janvier 2014

HTTP://cuisine 101

Certains d'entre vous reconnaitrons surement ce lieu de la "haute" technologie et de la "moin" haute gastronomie, donc vous m'en voyez désolé si par un quelquonque «involontaire» égarement pete votre balloune face a ce lieu mythique et ridicule!

Centre-ville: rendez-vous dans un cyber-bistro,  ou un échoppe de cet acabit. Un genre de resto hautement technologisé ou truc du genre. J'arrive, comme de fait cela semble être le comble du factice et du ridicule, un établissement surement créé par un geek qui voue un culte sans borne à Jobs ou Gates! Un crétin qui a trouvé le moyen de surfer sur la vague du moment!!!!!! Enfin, il en faut pour tout les genres. Une grande salle, aucunes divisions, coin ordi, clavardage...facebookage...et faux-travaillage! Des terminaux d'ordi partout sur les murs, de toutes les époques, des claviers aussi, d'autres machins informatiques, des fils de connections et autres bébèlles que je ne saurais nommer......Vraiment! Les clients pas ben ben mon genre mais même ste gang de demeurés aux giga-bite(pas le phallus, l'affaire informatique) doivent se sustenter à l'occasion(à défaut de suce et tenter), j'ai pas encore vus le menu mais criss j'appréhende le pire....soupe au red-bull, sandwich "quad-core", ou autres exentricités du genre??????? Les pauvres ti-pit assient dans la place me font pitier. Le tain vert(apple), il semble aussi en santé que Falardeau dans son prime, de futurs menbres du systeme de la santé qui se magasinent une tendinite du métacarpe, du cou, un cul insensible du à leures position assise 16h durant(anyway à part se faire botter il ne semble pas très utile à autres choses) d'autres semble en manque ou en o-d de café(je n'ai jamais su la différence) et certains lobotomisés rient ou parlent seuls!!!!!!!! Anyways, il y a beaucoup de monde pour cet heure de la journé.

Le coin "repas": Des tables en plexiglass "look" bureau de travail, des salières-poivrières en formes de souris, et le comble du ridicule des napperons en images de clavier, rien n'est laissé au hasard, le décorateur c'est vraiment payé la geule du proprio ou n'a pas fini son cours de gouache à la maternelle....un comme l'autre c'est moche!

Bon, le menu, je regarde vite vite avant de me diriger vers l'espace "cyber-payement" ou est acoudée une charmante fille aussi vaillante  qu'un B.S saoul, paralitique, allergique à l'effort(ce qui est le gène récurant du b.s) et travaillophobique! Mais jolie, ont ne peu pas tout avoir!

Le menu me fait tomber sur le cul, des classiques bistro, en sauces, grillés, poellés etc...differents potages interessants, des desserts fancy, 4-5 choix d'entrées assez complexes......Mais la, le pire aucune "chanwiss", "grillechise", "craffdinneur"...faux, un mac and cheese pas piqué des vers sce crèmeuse au 3 fromages du québec et crumble de kavly.....calvaire comment ils  font ces cyber-zombies???? Le staff en cuisine est-ce de VRAI humain? parce que là je me dis qu'internet a ses limites!!!!!!!! J'aurais vraiment cru que ces caves de la toile étaient le genre a essayer de faire rentrer un plat dans une slut de P.C pour le faire gratiner!!!! Comme quoi, MÊME MOI peux juger trop vite!!!!!(la difference c'est que moi je fais exprès PIS J'AIME CA!!!!!!!!)

Anyway, je me dirige vers la Bella workaholic(sic).

-J'ai r-v avec xxx

-OOOOOOOO.KKKKKKKKKK, j-e   v-a-i-s   a-l-l-e-r   l-e   c-h-e-rc-h-e-r.  Me dit-elle avec l'entrains d'un obèse arthritique à Sotchi et la joie d'un  sodomite chez Paré!

Un type à lunette,(quoi d'autre), d'à peu pres mon âge, look conventionnel, grandeur standard(pour Frodon) étonnament bien coiffé(sous son filet à cheveux) ce pointa d'un pas aussi sur qu'un Shumacher sur une pente de ski.

-Salut, M.Picard?(une voix syntetisée, me semblait-il)

-Lui-même.

-Vous voulez me suivre à mon bureau? Ca va être mieux pour jaser!(sa semblais plus: vous voulez me suivre dans mon lit? Ca va être mieux pour baiser).

Je suivi le "cyber-nabot" dans un étonnant dédalle de couloir, les vieilles batisses du centre-ville sont IMMENCES, mais j'étais entre bonne main(second degré) ce "cyber-clown" avait surement un g.p.s! Nous passâmes devant la cuisine, mais très vite, elle me sembla minuscule, nous verrons...

-Voilà, mon bureau. il me CALISSA sa main dans le chest, BIG TIME! (comment autant d'énergie peut-elle entré dans un "ciber-minable" semblable!

-Attendez, il entra sa main dans sa manche et ouvris la porte de son bureau,« vous savez les microbes, le corps humain contracte 81pourcent de ses infections par les mains »( pis toi veux-tu un infection sur la gueule, le cave?) criss, un malade qui se prend pour Howard Hughes!

Bureau standard, évidemment  3 ordis, cameras de sécurités......rien de spécial, sauf qu'avant de m'assoir il déposa un couvre chaise de papier sur mon siège.« Je suis un peu maniaque», il rit comme une jeune fille à qui on vient de dire foufoune!

Il m'expliqua, le concept de son commerce évidemment basé sur l'informatique etc,etc,etc......sans me parlé trop trop de sa cuisine, que je verrais tantot, par moi-meme! Il m'expliqua aussi qu'il y avait déja une cuisine commerciale dans le local quand il avait loué pour son commerce, a la base cyber-café, donc il a eu l'idée d'en faire un bistro-resto-machin......(UN HOSTIE DE GÉNIE, y en a pas assez dans le monde des Einstein de-meme!)

Bla-bla-bla d'usage, vocation, historique, projet future, MES entécédants(pas judiciaire, son coeur ne l'aurais pas supporté) ma vision de la cuisine pour une place comme ici, etc.....il me parlait et d'un coup ce leva et vint ramasser une poussiere ou autre saloperie(imaginaire) a mes pieds

-Je ne supporte pas les saletées(tu dois vivre tres difficilement acec toi), c'est un t.o.c.....(pis toc sur ta gueule?????ca te dit?) Et repris son laius.....

Il me parla de salaire, tres étrangement, c'étais un des meilleurs que l'on m'offrit, il avait évidamment sa théorie la-dessus, mais je comprendrais tantot...

-Etes vous a l'aise avec ce menu M.Picard?(toé es-tu a l'aise avec ton homosexualité refoulé pis ton look de gnome intello?)

-Pas de trouble avec ca, mais je dois voir la cuisine, les autres cook, tout ce qui vien avec....

-c'est ben normal, allons s'y...Il pris mon couvre siège, le froissa,toujours dans ses manches, ouvrit une boîte, qui contenait un sac le mis dedans et referma le tout... criss de timbré....

On refit le trajet inverse, avec un milllion de questionnements sur le besoin d'épargner l'humanité de ce genre d'illuminé qui me venaient en tête.

Arrivé devant les portes de la cuisine, j'eu le génie de stoppé avant qu'il me caliss un autre atémi.

(Foufoune), il rit encore comme un désaxé..qu'il était(et aussi virilement qu'un cochon-d'inde qui vient)

-Voyez-vous, je pousse un peu les règles d'hygiènes et salubrités, ici en cuisine tout le staff porte un net a cheveux des gants de latex et un pardessus en néo-(je ne peux le répéter de mémoire, mais c'étais "asseptique") HEILLE LE DUMMY j'ai la tête rasé au bic, ton filet a cheveux j'en fait quoi?????

Je mis le costume d'astronaute et entra dans la cuisine..... CALVAIRE je me serais crus dans  MIR,....8 micro-ondes, calvaire HUIT! pas de grills, un simple four au gaz 4 ronds, pis un minimum d'autres cossins pour le service...puis loin à part une section salade avec un lavabo chirurgical à coter. Il m'expliqua que ce poste était assez "dangereux" au niveau prolifération bactériologique machin-machin, du à la "vivance" des produits et que la règle était de se laver les mains avant, et apres usages de ce poste, ce laver les mains au changement de produits, ce laver les mains après usage de produits néttoyants, ce changer de gants après chaques opérations ou changement de couteaux..ce fut interminable!!!!!!!!!!!!!! Ce type devrait être a Louis-h SOLIDE.

Il m'expliqua la grande rentabilité de sa cuisine car sa maman cuisinais pratiquement tout( dans une cuisine aceptiser i-tout) et ramenais tout ici qu'il cuisait sous vide!!!!!!!!!Et ce qui ne pouvait etre fait,, il l'achetais chez un fournisseur "spécialisé du domaine hospitalié etc etc etc" et passait 48h dans sa chambre froide re-conssu pour les besoin de la cause......

Je vis sa chambre-froide garde-manger INCROYABLE tout étais sous-vide: légumes differentes cuisson, pâtes, accompagnements, féculents, sauce,name-it!!!!!!!!!!! Dans l'eau chaude ou micro-onde et hop! dans l'assiete! Bizarement ça avait pas l'air si pire....honnetement mais de la à dire que c'étais de la cuisine........

Il m'expliqua aussi que le si bon salaire étais du au fait que le profit étais au-dessus de la moyenne et qu'il désirait un cuisinier super attentionner à ses directives!!!!!!!!!!! Que dans l'avenir, il comptais,malgré son ignorance de la cuisne, ouvrir d'autre place comme ca, tout s'apprenait sur le net etc etc etc...

Pendant que cet hosti de malade me parlais il se lava les mains pas moins de 6 fois et il les tenaient comme un chirurgien. Tout ça sous l'oeil attentif et remplis de supplications d'un pauvre type aussi déguisé en rencontre du troisieme type qui évitais de bouger pour pas avoir à se laver les mains pour une 1000000eme fois.

-Guillaume, me dit-il, il fait l'assemblage des plats selon les commandes.....etc etc etc. ca sonnait(Guillaume, un asti de sans qualification qui a besoin de cash pour payer ses prochains anti-depresseurs)

Fallait que je sorte de la! c'était trop pour mon équilibre! AAAAAHHHHHH mais avant je dois vous racontez.......

Croyez ceci, cela ne s'invente pas:

 Le service ce fesait par une sorte de sas ou le cuisinier posait le plat fermais la portiere et celle du devant s'ouvrit; la "machine" du devant prennait et servait...

 Pour le retour de sa vaisselle sale, "l'Hyper-active" d'en avant remplissait un bac standard, et passa par une petite porte de coté donnant sur l'exterieur et entra dans un petit cubicule mis à l'écart pour éviter toute contamination, où était lavé la vaisselle par un moyen compliqué et trop fucké pour être décrite.

Je fut honnête, (je lui calissé une bonne tape sur la gueule, pissa par terre me moucha dans l'eau du réchaud et eu envie de déféquer sur le plan de travail et ensuite pour le tester lui trainer la face dans mes déjections!!!!!!!!!!!) lui expliqua que je n'étais pas ben ben ce type de cuisinier, p-e un peu trop lunatique pour les nombreuses opérations "pré-culinaire", et autre niaiseries du genre!

-Je savais que j'aurais de la difficulté à trouver un cuisinier, d'ou le salaire!(excuse-moi de fucker ton trip ma chouette mais je crois que tu as CRISSMENT plus besoin d'un psychiâtre que d'un cook)

Il me jasa un moment m'expliqua qu'il était conscient de l'étrangeté de son lieu et que c'est ce qui le rentabilisait dailleurs, lui un ingénieur informatique ne voulais pas passer trop de temps à se "badrer" avec la bouffe, c'étais selon lui dangereux et risqué. Mouman, s'occupais déja de ben de quoi mais voulais un cook, je ne sais pour quelle exentricité...

En terminant il me glaca litteralement le sang, il m'expliqua que suite à de longues estimations, hypotèses, et projections avec un minimum de cash et de travail il pourrait rapidement devenir tres riche, se franchiser, et même surpasser McDo., Un malade un vrai!!!!!!

Il me cita Jobs, et Gates, qui partirent de rien et.. rest is history

Ce qui me fait peur c'est que ces bouffons se trompe rarement!!!!!

Ce qui me fit réfléchir! Si ca devient véritablement le cas, Mouman va en ensacher en TABARNAK du manger!!!!!

 

 

Posté par Jean-Philippe 1 à 11:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]