First I was afraid I was petrified

AVIS : Les propos qui vont suivrent sont salaces, grivois à la limite de l'acceptable, mais NON-HOMOPHOBES. Je prends le soin de le préciser pour les morons contestataires de n'importe quoi!

Mes propos et mon récit pourront vous sembler décousus et éthérés, mais croyez-moi, ce fut un entretien des plus oniriques et carnavalesque. Ce fut difficile de recadrer les discussions et les événements en ordre, tout s'est passé dans une atmosphère éthylique et déjantée!

Je me dirige dans LA jungle du MÂLE, celui qui aime LE MÂLE, mais qui sait? J'ai connu des gens qui ont eu une belle carrière de cook dans cet univers(et des hémorroïdes sensibles)...

J'arrive au xxx Bar and grill. WOOOO...je suis accueilli par le célébrissime "In the navy"; pas de doute, je suis dans LE quartier, dans un établissement gai...mais je le savais et n'avais pas d'attente. Calvaire, les murs sont gais, le plafond est gai, la musique est gaie, l'air est gai, les couleurs criardes sont gaies et les quelques clients, comment décrire.....CRISSEMENT gais. Ici,  le Gillette n'est pas le bienvenu. Des types à moustache, à barbe, à chest velu, aux poils de bras touffus, et c'est seulement ce que je vois...un ramassis de préjugés et de stéréotypes ,a la même place! Un..une..non, non, un "homme," aussi masculin que Paris Hilton, vint vite à ma rencontre, un sourire de prédateur sur sa gueule de perchaude.

- C'est pour une personne?

Dit-il en me déshabillant, me violant, me claquant les fesses et m'aspergeant....du regard.

- Non, je viens (mauvais choix de mot) rencontrer xxx.

- AAAAAhhhhh c'est moi, c'est moi, c'est moi!!! C'est pour le job de cook? Content de te voir (ça parait vraiment à la bosse dans ses chaps de cuir).

Présentations d'usage, blabla inutile, explications du menu qui est classique pour ce genre d'endroit : ribs, steak différentes coupes, quelques poissons (dont moi) etc...

Je me rends compte que "la chose" est complètement beurrée, rond comme un oeuf, et j'ignore s'il sent plus le gros gin ou l'Aqua Velva, une chose est sûre, c'est toxique.

Il m'explique que lui et son conjoint sont les proprios que ça marche beaucoup, surtout tard le soir. Qu'il y a une faune particulièrement bigarrée qui fréquente le lieu (comment ça peut être plus étrange que maintenant?). Et sur ce, il se met à crier : LOUISE, LOUISE, LOUISE, LOUISE!

Une femme ici? Elle est captive? Ou est-ce...?

Et là, croyez-moi, cela ne s'invente pas. Ce qui va suivre est particulièrement trou-blanc (pas trou-brun...). Un monstre, un vrai monstre : 6pied3, 350lbs de saindoux avec un t-shirt aqua FORD C'est FORT qui lui arrive au nombril, des dents comme un clavier de vic-20, des yeux...qui se crissent l'un de l'autre, une moustache à rendre le chanteur de Motorhead jaloux. Sur son gaminet, entre le ford et le fort, une trace...du ketchup. Ou du sperme de farfadet, j'ai pas osé demander. F-A-S-C-I-N-A-N-T. Un échappé du P.T Barnum Circus!

La première tantouse riait comme une hyène en rut et comme si c'était la meilleure joke du monde, m'expliqua que bibadum s'appelait en fait Luis, mais que par déformation tout le monde l'appelait Louise! Je sais, pas de noms, mais là, il le  fallait. Et comble de l'écoeuranterie, c'était son-sa conjoint(te)! Les images, mon Dieu, je suis à toujours souillé par ces images. Ma sexualité ne sera plus jamais la même!

Il me serre une main, comment dire...moite, molle, insistante et pleine de mystère des endroits qu'elle a fréquentés!

Je suivis les Laurel et Hardy imbriquables dans une cuisine, vétuste, approximative, et à peine fonctionnelle, mais semble-t-il efficace! On m'expliqua le menu, les tâches quotidiennes et tutti quanti dans des vapeurs de BWÉSSON assez percutantes!

Les deux sodomites se faisaient un défi de jokes dégueu en me regardant reculer, pas trop subtilement : la provenance douteuse de la béchamel, les allusions à la viande fraiche, pourquoi ils ne servent pas de saucisse (besoin d'explication?), la salle des employés sauna sous vidéo. J'en passe et des meilleures.

- Toi travailles-tu en bédaine des fois?

Me demanda l'éponge

Je commençai un peu à pogner les nerfs, les meilleures jokes sont les plus courtes.

- Non, jamais, c'est quoi ces questions bizarres?

- On niaise, mon coeur. C'est des blagues, on est comme ça nous autres, toujours en farces pis sur le party!!!

AI-JE TANT BESOIN D'ARGENT????

Ils semblèrent avoir compris et se calmèrent un peu. Et comme s'ils détenaient un quelconque pouvoir sur ma vie : "on regarde ça pis on te rappelle",

 

Je sais très bien qu'ils ne rappelleront jamais, mais ensuite nous avons un peu jasé. En fait ce n'était que deux hurluberlus dans un monde parallèle qui jouaient la game. Pas du mauvais monde, mais qui croit que tout ce qui n'est pas gai est plein de préjugés ou trop plate, dans un monde en constante fête homosexuelle.

AHHH oui, un jour, si vous voyez sur un menu le "gros rib sauce préparation-h", vous saurez que j'ai déjà appliqué là!

I WILL SURVIVE!