Je déteste les enfants, ils sont bruyants, tapageurs, traineux, capricieux. Je déteste leurs pleurs, leurs regards ambigues, je déteste leurs proverbiales véritée. Mais ceci-dit j'aime l'argent. Pour ceux qui le savent je lève l'encre dans quelques jours, cuisine haut de gamme dans une pourvoirie du nord.

Quitte de mes nombreuses expérience merdiques d'il y a deux moix, je devais quand meme payer les bills, et j'ai trouvé un job pour le SREPE, cook de remplacement dans les centres de la petite enfance.....Travail pénard, simple, des heures magnifiques un salaire mieux qu'au St-James, enfin une job de fonctionnaire!!!!!! Le hic, 40 moufflets puants, criants et tout les plaies qui viennent avec cette race.

Donc, je pris ce bateau en me disans que c'étais bien temporaire, et que je m'etterais tout le monde à ma main(sale prétencieux). Je collecterai la paye pis "fuck the rest".

Premier jour, quartier assez modeste, St-henri, petite boite, dans une petite rue....petit espoir. On m'a bien acceuillie, j'imagine.....Huit """""éducatrices""""""".sont tous venu sonder le terrain, me donner leures recommendation, leures exigences et leures ordres. Je voulais déja tuer, j'avais pas encore vus les flots!!!!!!!

Je vous ferai grace de ces deux mois de travail ben ordinaire dans un endroit....pas si pire et j'en viendrai a mon point.

Je ne sais pas si j'aura des enfants, c'est mal barré. J'ai l'immaturité d'un mome, son imperfection, son obstination autant de défaut pardonnable aux gamins, sauf que moi j'ai un passé merdique, des souvenirs douloureux et malgré mes gaminerie j'ai le virus des hommes qui ont trop vécu dans le sang.

Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je suis égoïste, égocentrique. J'ai pris....beaucoup pris, tres peu donné. J'ai négligé et je fut ingrat. Donc, par peur, dans mes rares moments de luciditée je ne veux pas que l'histoire ce répete.

Malgré tout je fut tout les jours confronté a ces" droles de petites chose".

Par exemple, tout les matins une petite chinoise arrivait avec sa maman. Elle s'empressait de venir voir "le missieur" (moi) -"quoi qu'on mange aujou'duis?". Des yeux....non des soleils qui tout les jours me montraient la chine véritable et son pont jusqu'a St-henri!

-"On mange.....des pattes de pingouins!"

Explosion.......La pureté, la crédulité, la joie....la lumière!!!!!!!! J'étais tout les jours souillé.... Son rire franc, sincère, profond....enfantin, égratignais ma conscience d'adulte jaloux!

A l'anonce de mon départ un petit jamaï., pas meme 2pieds c'est approché de moi, avec tout le poid de sa si courte existance sur ses freles épaules, de sa main minuscule et malhabile pris mon grand doigt, trop souvent pointé vers le haut. Il le serra d'une force herculéenne, il m'a regardé au plus creux de mon âmes moribonde, un regard de deuil, gris comme un jour de famine, ses yeux se sont emplis. Dans un francais machouillé mais plus clair qu'un prof de diction me dit tout bas, comme la terre d'automne implorant le soleil, -"part pas missieur"

Le temps c'est arreté, il ne lachait pas croyant surement de sa naïveté enfantine que je le gaverais pour toujours de brownies et autres douceures.

Un malaise planait, mais pas un malaise comme quand tu perd ta job, comme quand ta blonde te criss la, comme comme quand ton pere meurt. un malaise qui redonne foi en sois, en l'avenir en la beauté de l'homme.

L'éducatrice repera cette breche étrange dans le continuum espace-temps et dit -"on donne dernier calin a Phil" Du coup, 14 verbes au futur simple m'agrippais, me chatouillais, m'escaladais et me firent comprendre.........

Aussi tout les jours, une petite magrébine plus maligne que les autres venait a ma porte et avait le réflexe de me souffler dessus et se sauvait en courrant et riait aux éclats. J'ai découvert au dernier jour ce qu'elle racontais-"Pauvre esclave, tu sais que nous sommes bien plus intelligent que toi, nous voyons NOUS la vrai vie...t'es vieux t'es moche t'es con....gna!!!!!!!  Ses petits yeux rieurs remplis d'une promesse qu'elle ne tiendrais jamais mais qu'on se force a croire.

Ici j'ai servi des gateaux "aux pet de dragon", "des cuisses de sauterelles", "des tartes au crapaud", elles furent toujours recus comme des offrandes divines. Jamais de plaintes, aucuns commentaires plates. Des sourires parsemmés de quenottes naissantes, des dythiambes innintelligibles mais sincères comme une demande  en mariage. Des simples "MERCI" qui résonneront comme un poeme de Rimbault, comme un sonnet de Brassens....Drole de dychotomie, Boccus sers des grill-cheeses aux arbrissaux!

Maintenant, saloperie, je suis contaminé. Contaminé à l'espoir, en la confiance, au beau.....Mais je frappe pour rester réaliste, je sais qu'un grave prédateur rode, LE POURCENTAGE.

Dans ma tribut de marmot écloreras de grands hommes, de grandes femmes. Mais le pourcentage veux qu'il y est des jeunne femmes qui basculeront dans le crack, la prostitution, la violence. Des jeune hommes finiront en psychiatrie, en prisons ou même.....cuisinier. Comment je le sais.....j'ai été un enfant il n'y a pas si longtemps.

 

GRANDIR C'EST CON!